J’ai décidé de rajouter une partie au premier article, après avoir été interrogée par une potentielle future traductrice qui craignait la concurrence. En effet, la concurrence peut être rude au début et ça peut faire peur. Sans compter que beaucoup de clients demandent plusieurs années d’expérience, et comme toujours c’est un cercle vicieux (comment se forger de l’expérience si TOUS les clients demandent d’avoir de l’expérience ? Je sais, je sais.)

1) Démarquez-vous :

Trouvez un petit « plus » à proposer. Par exemple : êtes-vous particulièrement rapide (sans négliger la qualité !), êtes-vous expert en un domaine particulier (si oui, expliquez pourquoi : par exemple, si vous avez étudié le droit, vous pouvez proposer des traductions juridiques en vous appuyant sur votre formation et votre connaissance du domaine), parlez-vous une langue rare, est-ce qu’une personne externe relit vos traductions (petit gage de qualité),… Essayez de trouver quelque chose qui donne envie de vous engager vous plutôt que quelqu’un d’autre, malgré votre expérience réduite.

2) Faites des compromis :

Si les débuts sont vraiment difficiles, contactez des ASBL et autres associations pour proposer bénévolement vos services de traduction. Vous ferez une bonne action, et en même temps vous aurez des projets à ajouter à votre CV. Personnellement, j’avais traduit pendant quelque temps les PV pour l’association « Parents des enfants victimes de la route ». Vous pouvez aussi contacter des traducteurs indépendants en leur proposant de les aider quelque temps à prix réduit s’ils acceptent de vous fournir des recommandations ou de vous envoyer les corrections de vos traductions. Bref, trouvez un moyen pour accumuler de l’expérience de manière constructive, sans vendre votre âme au diable.

3) Faites votre pub, encore et encore :

Sur LinkedIn, sur Facebook, via vos amis, votre famille, etc., etc. Le marketing est le point le plus important au début ; il y a en effet beaucoup d’autres traducteurs sur le marché, il faut donc à tout prix être visible et se faire remarquer. Arrangez-vous pour que le client qui tombe sur votre page professionnelle aie directement accès aux informations utiles (comment vous contacter, quels sont vos tarifs, quelle est votre expérience, quelle formation avez-vous suivie) de manière claire et précise.

4) Identifiez bien votre public cible :

C’est vraiment essentiel. Inutile de vous disperser et de contacter des personnes pour qui vous ne voulez pas travailler (par exemple, je déteste la traduction financière, je ne postule donc jamais aux offres liées à ce secteur ni auprès d’agences spécialisées dans ce domaine). Si vous craignez la concurrence sur les sites comme ProZ et TranslatorsCafe, essayez de contacter directement des particuliers liés à votre domaine de prédilection. Arrangez-vous pour toucher un maximum votre public cible, plutôt que de viser au hasard. Par exemple, si vous voulez faire de la traduction juridique, contactez des avocats. De la traduction médicale, contactez des revues médicales, etc. Pour trouver votre public cible, réfléchissez aux domaines qui vous attirent le plus, à ceux dans lesquels vous êtes le plus doué, pensez également à éliminer ce qui ne vous tente absolument pas, etc.

5) N’acceptez pas n’importe quoi :

Inutile de sauter sur un projet trop difficile que vous risquez de bâcler, c’est le meilleur moyen de perdre un client. Mieux vaut être honnête et avouer vos faiblesses. Avec le temps, le client saura alors que si vous postulez, c’est parce que vous êtes vraiment sûr de vous pour ce projet, et il sera plus tenté de vous faire confiance.

6) Proposez de passer un petit test non rémunéré pour montrer ce dont vous êtes capable :

Vous pouvez également envoyer un exemple de vos traductions (faites attention, n’envoyez pas la traduction d’un document confidentiel).

7) Tenez bon :

Peut-être aurez-vous de la chance, peut-être aurez-vous beaucoup de clients. Mais il y a 80 % de chances (ceci n’étant bien évidemment PAS une statistique officielle, hein !) pour que les débuts soient difficiles, alors ne vous découragez pas si c’est vraiment ce que vous voulez et au pire, prenez un petit boulot sur le côté pour gagner malgré tout de l’argent en attendant que votre affaire marche vraiment. Pourquoi ne pas se lancer comme indépendant complémentaire au début ?


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