​Je l’ai déjà mentionné précédemment, il est essentiel pour un (traducteur) indépendant de se créer un réseau. En effet, ça apporte plusieurs avantages :

1) Des clients potentiels

On ne va pas se leurrer, en tant qu’indépendant, trouver de nouveaux clients est une de nos préoccupations principales. Plus votre réseau sera grand, plus vous aurez de chances de toucher un client potentiel. Par exemple, en 2015, j’ai réussi à trouver 3 clients grâce aux réseaux sociaux. Ça peut paraître peu, mais ce sont des clients de qualité, qui m’ont choisie d’eux-mêmes ; ce ne sont pas des personnes que j’ai démarchées, ce qui fait une différence. En me choisissant, ils reconnaissent ma valeur et sont prêts à payer un prix plus élevé, à proposer des conditions plus agréables. Et puis, pour l’ego, c’est toujours agréable d’être choisie au lieu de devoir se vendre 🙂

2) Des conseils

Très important, surtout quand on débute. Être actif sur LinkedIn ou Facebook, visiter des forums, rencontrer des personnes de notre secteur (oui, il n’y a pas que le virtuel), ça permet également d’avoir accès aux connaissances d’autres professionnels du milieu, de poser des questions, de lire des articles qui nous apprennent des astuces intéressantes…

3) Une plus grande visibilité/crédibilité

Depuis que j’écris des articles, je suis de plus en plus souvent sollicitée par de jeunes traducteurs ou même par des pros de longue date – ce qui fait toujours énormément plaisir. Au fur et à mesure, le nombre de « j’aime » sur ma page Facebook grimpe, de même pour les visites sur ma page LinkedIn. L’intérêt ? Le client qui visite ma page et qui voit 600 j’aime et plusieurs avis positifs me prendra peut-être un peu plus au sérieux. En outre, mes collègues entendent parler de moi, lisent mes articles et parfois, quand ils ont trop de travail, ils pensent à moi pour leur donner un coup de main – et ça, c’est toujours chouette aussi.

4) Une occupation rassurante

Au début, quand j’avais des temps morts, je stressais un peu. Je pensais être la seule dans le cas, j’avais presque honte, je croyais que mon affaire ne marchait pas bien. Mais en visitant les blogs de traducteurs, en lisant les articles de mes collègues, en regardant les discussions LinkedIn, je me suis rendu compte que je n’étais pas seule. On connaît tous des périodes creuses en début d’occupation. Ainsi, traîner sur les réseaux sociaux m’offre un double avantage : je m’occupe et je me rassure. (Et puis j’écris des articles pour rassurer à mon tour. Huhu.)

En conclusion

On a souvent tendance à négliger les réseaux, quand on débute. C’était en tout cas mon cas. Je pensais qu’il fallait postuler, postuler et encore postuler. J’avais une page Facebook, une page LinkedIn, mais je ne les mettais pas à jour. J’utilisais Proz pour regarder les offres, mais je n’allais jamais jeter un œil aux forums. Et puis un jour d’ennui, j’ai commencé à lire les discussions sur LinkedIn. Et à y répondre. Puis j’ai posé une question. Et j’ai trouvé un client. Et j’ai décidé qu’en fait, LinkedIn, c’était pas si mal.

N’oubliez simplement pas quelques règles de base sur les réseaux sociaux : ne soyez jamais oppressant. Allez-y en douceur. Ne commencez pas à poster 5 conversations par jour sur le même groupe LinkedIn, ou à répondre à des questions pour lesquelles vous n’êtes pas qualifié. Intervenez de manière discrète, utile. Imaginez-vous à une soirée mondaine, vous n’allez pas courir de groupe en groupe en distribuant votre carte de visite sans qu’on vous l’ait demandée et en donnant votre avis à tort et à travers sur des sujets auxquels vous ne connaissez rien.


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