Aviez-vous déjà remarqué comme le traducteur était riche en paradoxes ?

1) Le paradoxe du génie et de la lampe

Vous connaissez tous le paradoxe du génie en théorie libre, mais en réalité enchaîné à sa lampe… Aviez-vous déjà réalisé que c’était parfois pareil pour le freelance ? Si l’indépendant jouit d’une grande liberté au niveau de ses horaires, certains proches peuvent malheureusement lui demander d’utiliser ses pouvoirs en oubliant qu’il a un prix : « tu veux bien aller à la commune pour moi ? Il y a moins de monde le lundi matin, et comme tu peux prendre congé… »

Seul souci, ils oublient la contrepartie (peut-être devrez-vous travailler le soir pour compenser).

Avis aux salariés : ça vous dit de prendre une matinée de congé sans solde pour aller faire mes lessives ?

2) Du « travail » à la… « maison » ? Impossible

Ah, la joie de pouvoir travailler de chez soi, en pyjama… Oui, oui, on a bien dit travailler. De même que pour le point 1, certains pourraient penser que vous passez vos journées à glander et s’offusquer quand, en rentrant, ils s’aperçoivent que vous n’avez « même pas » vidé le lave-vaisselle. « Quand même, t’abuses, t’as passé la journée ici, t’aurais pu… »

Il est parfois dur de faire rimer « maison » et « travail » dans l’esprit des autres.

3) Tout savoir, mais en étant spécialisé

Je ne sais pas pour vous, mais pendant mes études de traduction, j’ai dû me farcir des tas de cours généraux du genre « PST » (un truc scientifique dont j’ai même oublié l’intitulé entier, c’est dire) sous prétexte que « un-traducteur-doit-tout-savoir ». Et puis, quand j’ai commencé à travailler, j’ai entendu le discours inverse : « un-traducteur-doit-être-spécialisé ». (Voire spécialisé dans des domaines tellement pointus qu’on se pose des questions… « Cherche traducteur spécialisé en littérature anglaise, du village X entre 1012 et 1013 AJC »… Non, mais ça ne va pas ?)

4) Apprendre à communiquer pour s’enfermer dans une cave

En général, quand on apprend une langue, c’est pour communiquer avec plus de personnes, s’ouvrir à d’autres cultures, etc. C’est quand même marrant que la plupart des traducteurs soient des ours cachés dans leur grotte, non ? (OUI je sais, certains traducteurs sont des êtres normaux qui AIMENT même parler avec des gens. Enfin, il paraît.)

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