Hier, j’ai assisté à la rencontre « Le surtitrage, ou le plaisir de la VO au théâtre » organisée par TraduQtiv. (Pour ceux qui n’en avaient pas entendu parler, il est grand temps de s’abonner à la page de TraduQtiv pour ne pas rater les prochains événements !)

Je sais désormais que le surtitreur doit adapter son texte encore et encore, en suivant les changements de la pièce. Qu’il doit assister aux répétitions pour voir comment le texte se découpe, puis aux représentations pour afficher les surtitres au bon moment (et donc travailler le soir, argh). Qu’il doit s’adapter quand un acteur oublie son texte en pleine représentation, et mordre sur sa chique quand un acteur se trompe et que son surtitre semble par conséquent faux. Qu’il doit aussi faire attention aux surtitres qui seraient affichés en même temps dans une autre langue, pour éviter les « Oui/Nee » qui pourraient perturber le spectateur. Enfin, j’ai appris que le surtitreur d’opéra avait un tout petit peu plus de chance, car il subit en général moins d’improvisations qu’au théâtre.

Bref, je sais désormais que je serais personnellement incapable de faire ce métier, totalement différent de la simple traduction, et je salue humblement ces aliens surdoués capables de subir à la fois les contraintes de la traduction (fidélité à la volonté de l’auteur/du metteur en scène), de l’interprétation (aléas du direct) et du sous-titrage (manque de place), avec en plus des contraintes propres à leur métier (super-disponibilité et adaptation). Le tout en travaillant dans l’ombre car, comme toujours, un bon surtitreur/traducteur/interprète/sous-titreur/ninja ne se voit pas.

​Chapeau bas.


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