Mais oui, pourquoi ? Toi aussi, cher lecteur qui me suit et qui est traducteur, qui en côtoie ou qui en rêve (oh stop it, you!), tu l’as certainement déjà remarqué : à quelques exceptions près, tous les traducteurs indépendants ont un chat. J’ai fait pour vous une longue enquête, et je suis ravie de vous en dévoiler le résultat en exclusivité. La raison est en fait simple comme bonjour et tient en le cliché suivant : qui se ressemble, s’assemble. Vous ne me croyez pas ? Démonstration.

1) Ils sont leur propre chef

​Le Big Boss, c’est eux. Ils ne dépendent de personne, ne doivent leur survie qu’à eux-mêmes. Tout ce qu’ils ont, ils l’ont gagné à la sueur de leur front, seuls contre tous. (N’allez surtout pas faire remarquer au traducteur que sans ses clients — ou au chat que sans vos croquettes — il n’irait pas loin. Les deux feulent.)

2) Ils aiment être seuls — mais pas tant que ça

Aah, la solitude, être reclus au calme dans sa tour d’ivoire, il n’y a que ça de vrai. Qui voudrait avoir des collègues, de la compagnie… Sûrement pas nous. Quoi que, en fin de compte, être seuls à deux, c’est quand même mieux.

3) Ils ont des horaires… bien à eux

Debout à 6 h, quelques croquettes, on court partout, on joue avec un bic qui traîne sur le bureau, on fait sa toilette, puis une petite sieste, et à 10 h on s’installe devant (sur) l’ordi… Tel maître, tel chat. (Quand on vous dit que la solitude, c’est mieux à deux.)

4) Ce sont des bêtes d’intérieur

À l’instar du traducteur, le chat est un animal civilisé, qui fait ses besoins dans une boîte (euh…) et ne demande pas à être promené. Il peut éventuellement gratter aux portes pour sortir, mais dans ce cas il décampera seul (voir point deux), sans entraîner le traducteur dans le monde extérieur. Brave bête.

N’oublions toutefois pas la principale raison. Sans chat, comment pourrions-nous faire de super blagues sur les CAT tools, photos de notre gros matou à l’appui ? Les rares exceptions qui ont opté pour un animal de l’espèce canine plutôt que pour un magnifique félin ont bien essayé de parler de leur DOG-tool, mais rien à faire, ça n’a pas la même saveur. (Oui, j’ai oublié de le préciser, les 5 % de traducteurs qui n’ont pas de chat ont en général un chien. Ce sont souvent les plus sociaux d’entre nous, qui hésitent moins à mettre le nez dehors. Étranges créatures.)

Categories: Fun

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