Je suis peut-être une alien à ce niveau-là (j’ai l’impression que la plupart de mes collègues le font), mais personnellement, je ne pose presque jamais de questions quand je travaille sur un projet.

Et les rares fois où je me décide à en poser, je comprends pourquoi je ne le fais pas plus souvent : les réactions du PM/client sont souvent… Disons… Voilà.

1) L’abonné absent

Il vous invite à le contacter en cas de question, mais en fait, il n’y répond tout simplement jamais. Vous le relancez plusieurs fois pendant le projet, aucune nouvelle. Vous finissez par envoyer votre traduction et là, il vous remercie tout de suite – preuve qu’il lit ses mails. Sympa.

2) Le désagréable

Vous lui posez une question parce que, vraiment, un truc n’est pas clair dans son texte. Il vous rétorque que vous n’avez qu’à faire des recherches, que ça fait partie de votre travail, punt aan de lijn. Ok.

3) L’inutile

« Ah oui, très bonne question. Je ne sais pas non plus ce que ça veut dire, c’est vrai que ce n’est pas clair. » … Mais… D’accord.

4) L’inutile – part #2

Il vous donne une explication qui vous perturbe encore plus. Vous ne savez toujours pas ce que vous devez faire et vous n’osez pas lui reposer la question (ou, si vous le faites, il vous redonne une explication toujours aussi confuse). Vous vous débrouillez en espérant qu’il ne vous tombe pas dessus à la fin du projet en vous demandant pourquoi vous n’avez pas fait ce qu’il vous a dit. (“Je n’ai rien compris” n’est pas une bonne réponse, malheureusement)

5) Le tranquille

Vous lui posez une question – du genre plutôt essentielle – le premier jour du projet. Il vous répond 3 semaines après. Vous aviez pris une décision en attendant, vous devez modifier tout votre texte. Super.

6) Celui qui amène d’autres questions

Vous lui posez une question sur certains termes. Il vous répond de les laisser en anglais. Vous vous demandez du coup s’il y a d’autres termes que vous auriez aussi dû laisser en anglais et pourquoi ce n’était pas précisé directement dans les consignes de base.

7) L’oiseau rare

Mais si, heureusement, ça arrive: le client qui comprend votre question, qui répond rapidement et clairement. Je t’aime bien, toi.

Bonus – c’est arrivé près de chez vous

La semaine passée, je reçois un projet à rendre ce jeudi. Je pose une question au PM lundi, qui me dit de contacter le client via la plateforme. Je contacte le client, qui ne répond pas. Le lendemain, je recontacte le PM avec d’autres questions en lui demandant de contacter le client par mail, vu qu’il ne consulte apparemment pas la plateforme. Le lendemain, le client répond à une partie des questions (« laissez en anglais » BTW) et me dit qu’il reviendra vers moi pour la dernière. Aujourd’hui, je renvoie un mail au PM en lui disant que sans réponse du client d’ici 11h30, je devrai envoyer ma traduction telle quelle. Réponse du PM: « super, parfait! »… Non, pas « parfait ». Si je pose une question, c’est pas juste pour vous embêter, hein.

Categories: Fun

2 Comments

Maéva · 25 janvier 2022 at 12h01

Excellent ! Je ne pose presque jamais de questions pour les mêmes raisons. Il y a aussi les clients qui répondent trois semaines après la livraison du projet, où tu dois donc changer un terme qui apparait 36 000 fois dans le texte. Il y a aussi les instructions très compliquées pour poser une question. Où il faut taguer une personne particulière, en fonction de tel projet, de telle catégorie de questions… en gros, quand c’est trop compliqué et qu’il faut bac + 12 pour comprendre la procédure, je laisse tomber direct.
Après, il faut avouer que quand je me fais enguirlandée, c’est justement parce que je n’avais pas posé de questions et j’avais utilisé mon « best judgement » (le fameux). Donc c’est vrai que pour les projets plus sensibles, je me dévoue.
Et les traducteurs des autres langues qui travaillent sur le même projet et qui posent des milliers de questions, on en parle ? 😀

    Marjorie Gouzee · 8 février 2022 at 11h45

    « Il y a aussi les instructions très compliquées pour poser une question » Mon dieu, oui, c’est du vécu, ça aussi! Les agences qui « demandent » d’utiliser un formulaire (de préférence sur Excel) hyper alambiqué. Ce que je préfère, c’est quand on leur envoie la question par mail, qu’ils renvoient le formulaire à remplir, qu’on leur renvoie la question dans le formulaire, qu’ils renvoient un mail pour dire que le formulaire n’est pas bien rempli, et qu’au final on met 15 échanges de mail pour poser une simple question. God.

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