Bonjour à tous ! J’ai testé pour vous (mais si, mais si, juste pour vous !) RescueTime pendant un mois. Pour ceux qui ne connaissent pas, c’est une application qui mesure votre productivité. Lors de l’installation, vous déterminez les activités productives pour vous et celles qui ne le sont pas (par exemple, imaginons que vous soyez community manager, le temps passé sur des réseaux sociaux ne va pas forcément être considéré comme une distraction…) et vous avez accès à des rapports par jour, semaine, mois…

Première semaine : la prise de conscience

J’ai installé RescueTime à une période un peu particulière, puisque je sortais de plusieurs semaines de rush et que je me retrouvais dans un (bref) moment d’accalmie, avec un seul projet de 20k mots à rendre 2 mois plus tard… Bref, le genre de moment où on n’a pas particulièrement envie de s’acharner et où la procrastination nous pend au nez. Le genre de moments auxquels on repense la semaine suivante, lorsqu’on est à nouveau submergé, en se disant « pourquoi je n’ai pas profité de cette semaine de calme pour faire ça et ça et ça ? »

Pour en revenir à nos moutons, j’ai donc installé RescueTime et j’ai vaqué à mes activités comme d’habitude. Puis, après quelques jours, j’ai regardé les rapports… Et là, consternation. D’accord, c’était une semaine calme, mais tout de même. Verdict : Sur cette première semaine, je me suis connectée 17 h (la honte), j’ai passé 5 h sur des activités non productives et seulement 10 h sur des activités productives. Grosse claque. J’avais travaillé en une semaine l’équivalent de deux petites journées…

Deuxième semaine : la reprise en main

RescueTime vous montre sur quoi vous perdez votre temps (ou pas, pour les plus motivés d’entre vous – frimeurs), mais son travail s’arrête là. Si vous souhaitez changer les choses, c’est à vous d’agir. Pour ma part, j’ai appliqué plusieurs solutions :

1) J’ai supprimé de ma barre de raccourcis tous les réseaux sociaux et même mes boîtes mail. Avant, quand j’ouvrais Internet pour chercher un mot, ça donnait ça : « Tiens, que signifie ce mot ? *Ouvre Internet* *Clique sur Facebook* *Clique sur LinkedIn* *Clique sur Twitter* *Tiens, une notification* *Répond* * Clique sur Hotmail* *tiens, un mail* *Répond* *10 minutes plus tard, retourne sur Trados*… Ah oui, et donc il voulait dire quoi ce mot ? » Par pur réflexe, je cliquais sur tous mes réseaux sociaux localisés de manière si commode sur ma barre de raccourcis, et j’en oubliais pourquoi je m’étais connectée à l’origine. Maintenant, ma barre ne contient plus que mes dictionnaires et autres ressources utiles, je ne suis donc plus tentée, et je ne me connecte à mes boîtes mail et réseaux sociaux que lorsque j’en ai vraiment envie, plus par simple habitude.

2) J’ai réinstauré mon bon vieux Stayfocusd.

Troisième et quatrième semaine : les résultats

​Bien sûr, rien ne se fait en un jour. Il faut perdre ses mauvaises habitudes et en réinstaurer de meilleures. Mais petit à petit, j’ai pris l’habitude de me rappeler à l’ordre lorsque je réalisais que je perdais de nouveau mon temps. J’ai presque triplé ma productivité par rapport à la première semaine (26h productives contre 10 !) – et j’ai vu les résultats au niveau de mes projets, sur lesquels j’avance beaucoup plus vite, forcément.

Conclusion :

Quand j’ai entendu parler de RescueTime les premières fois, je pensais que ce serait inutile. Je me disais « À quoi bon voir combien d’heures je passe sur Facebook ? Je sais bien que je ne suis pas toujours productive ». Mais j’ignorais à quel point je pouvais perdre un temps fou. Quand j’ai vu que j’avais passé 10 h sur des activités « inutiles », alors que je refusais des projets… J’ai vraiment trouvé ça idiot. Le fait de quantifier ces heures met une véritable claque et ça aide à réagir. Après, tout dépend de chacun, ce n’est pas une solution miracle.

Enfin, petite précision :

Je parle ici de mon ordinateur pro, sur lequel je travaille au bureau. Les rapports n’incluent pas les heures passées sur mon ordinateur privé. Et ça n’inclut que les heures passées sur l’ordinateur ; si je décide de regarder la télé une heure, ça ne sera bien sûr pas comptabilisé. De même, si je donne cours une heure, ça ne sera pas considéré comme une heure productive. Mais ça permet tout de même de se faire une bonne idée 🙂


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